Émancipation et revalorisation des artisanes

 

Une artisane est fragile, elle mêle travail artisanal, gestion entrepreneuriale, gestion de foyer, culture agricole…. la valoriser ne peut que lui faire du bien.Voir son travail admiré, son art apprécié ne peut que la rehausser et lui redonner le plein d’énergie. Quand on a sensibilisé les jeunes et le public en général aux métiers de la tapisserie. Nous leur avons d’abord montré des diapositives sur les différentes étapes de production, depuis le travail de la laine, le montage du métier, jusqu’aux tours de fils et de mains qui mettront au monde une oeuvre tapissée. Cela a permis de faire valoir le travail artisanal en général et prouver que l’oeuvre qui est crée est une parcelle d’un coeur, d’une âme d’une personne créatrice. L’enthousiasme des jeunes était un encouragement certain pour les artisanes, qui parle avec beaucoup de passion des métiers d’antan et souhaite susciter leurs vocations. De plus, la création d’un catalogue, les formations en tenu d’un stand, l’étude de l’ergonomie du métier. La publication de leur travail, les expositions et les conférences autour de leur travail ont été un succès . La  culture nous a été reconnaissante.Nous avons réussi, ensemble, à restaurer l’image de ces métiers . Cependant, il est certain que les jeunes d’aujourd’hui, dans le village, ont besoin de redécouvrir le travail de leurs mains , de leurs mères. Cela est notre prochain défi de revalorisation: permettre à la mère d’apprendre à sa fille son métier. Pour cela, il faudra peut-être aussi songer à revaloriser … les revenus ! Huard les artisanes sont coopératrices et futures actionnaires de l’entreprise solidaire qui sera crée.  Nous constatons que les jeunes s’en vont. Du coup, nous ferons tout pour les garder auprès de leurs maternelles, vu qu’elles ont besoin de soutien et le patrimoine de transmission de savoir.

Le feu sacré…
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